1. Généralités sur l’équipement
Pendant l’ascension, le matériel est divisé en deux sacs : L’un de 15 kilos, celui du porteur, sera disponible le soir au campement. L’autre est celui que je porterai, avec le matériel et les équipements nécessaires à ma journée. Pour compliquer un peu, les besoins ne sont pas les mêmes en forêt tropicale, par 30°, qu’à 4500 mètres, quand il fait -5° dans un désert de roches de lave. Enfin, il faut pouvoir emmener cet équipement jusqu’aux pentes du Kili, et donc répartir le matériel entre bagage(s) en soute (max 2 – 23 kilos au total) et sac cabine (le reste du poids). On peut donc estimer qu’on emmène entre 25 et 30 kilos de matériel.
L’optimisation du rangement, de la place et des conditionnements est obligatoire, pour ne pas porter inutilement, trouver ce qu’on cherche rapidement, et ne pas oublier quelque chose d’essentiel. Il a donc fallu faire de nombreux tests, avec quelques contraintes additionnelles : Pas de sacs plastiques dans le parc naturel du Kili (ni sachet, ni sac congélation, ni emballage plastique).
Mon choix s’est donc tourné vers :
Pour le voyage : Un sac en soute (« F » – Forclaz 70 litres) avec le matériel le plus lourd. Un sac en soute (« Q » – Quechua 55 litres) avec le reste de l’équipement. Un sac cabine de 30 litres « C », avec ce que je n’ai pas le droit de mettre en soute, et de quoi tenir une première journée d’ascension, si mes bagages ne devaient pas être disponibles à l’aéroport à l’arrivée.
Pour l’ascension : Le sac « F » sera celui du porteur. Le sac « Q » sera mon sac de randonnée. Le sac « C » restera au lodge avec le peu de matériel que je n’emmène pas (maillot de bain, etc.)

2. Le matériel
Voici la partie « technique » du voyage, avec en cible, les besoins primaires : Avoir chaud, être au frais, dormir, avancer.
- La chambre à coucher : Elle sera composée d’un matelas autogonflant et isolant de 3 cm, disposée sur un tapis de sol basique fourni par l’expédition. Je complète par un sac de couchage -9°, un drap de sac en soie et un mini-oreiller gonflable. Enfin, j’ai une housse pour protéger le sac de couchage. Pour l’ensemble, nous sommes largement sous les 3 kilos.
- Les étapes de l’ascension : Lunettes de haute montagne catégorie 4, bâtons de marche télescopiques. En termes d’eau, j’aurais 4,3 litres d’autonomie, répartis entre 1 gourde isotherme (lourde !) de 0.8L, une gourde Alu de 1.5L, et un Camel Back de 2L (Poche à eau avec tuyau pour boire depuis le sac).
- Le matériel électronique/électrique : Une frontale pour l’ascension finale, et la vie au camp le soir : A la fois sur batterie, et sur piles, elle doit obligatoirement permettre d’émettre un signal LED rouge. J’ai choisi un modèle 600 lumens HL 900 de Forclaz. J’emmène des jumelles compactes, mon téléphone pour les vidéos et photos (avec protection hydrogel sur l’écran et pochette hermétique antifroid & pluie). J’aurais également deux batteries externes de 20000 mAh pour recharger tout ça le soir.
- Sur le camp, j’emmène un peu de corde et 6 pinces à linges (pour faire sécher les vêtements mouillés), une paire de lacets de rechange, et un couteau suisse.
- Enfin, pour protéger les sacs « F » et « Q » de la pluie, j’aurais deux housses. Par ailleurs, chaque équipement est emballé dans les sacs avec des housses demi-lune imperméables de 7 litres ou de 15 litres.

2 réponses
Bon courage, nous sommes avec toi 💪
A fond avec toi mon neveu 👍😘